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Arnaques au faux conseiller bancaire : comment les éviter et quels sont les recours ?

En effet, le nombre d’arnaques et d’escroqueries dans le domaine bancaire est en constante progression. Selon la Banque de France, ces arnaques par manipulation, ont coûté près de 203 millions d’euros aux Français au premier semestre 2023.

La fraude aux faux banquier, mais vrai escroc, fait de plus en plus de ravages en France. Ces escroqueries visent à soutirer les codes bancaires des victimes par téléphone en se faisant passer pour leur conseiller et en prétextant une fraude. Ainsi, par d’habiles manoeuvres, il peut soutirer à la fois les codes bancaires et les identifiants des comptes des victimes.
Il s’agit en réalité de leur vider leur compte;.

Mais une banque ne demande JAMAIS les identifiants de ses clients. On remarque que de plus en plus les établissements bancaires mettent en garde, sur leur site, la clientèle sur la fraude aux faux conseillers en les invitant à ne jamais effectuer une opération à la demande d’un tiers par téléphone.
Ces arnaque représentaient au premier semestre 2023 43% des fraudes à la carte bancaire sur internet et la quasi-totalité des fraudes au virement, selon la Banque de France.

Ces fraudes peuvent faire des dégâts dans les familles et mettre les victimes dans de vraies difficultés financières. Nous recueillons des témoignages pratiquement chaque semaine et les banques pour la plupart souhaitent, compte tenu de la progression constante de ces fraudes, ne plus rembourser leurs clients au motif que les victimes ont authentifié les opérations ou fourni aux escrocs les codes et les identifiants de leur compte. Ces refus sont motivés par les dispositions du code monétaire et financier, mais les banques n’apportent pas le plus souvent de preuves matérielles, s’appuyant sur les déclarations ou les plaintes des clients. On note également que les victimes n’ont aucun recours lorsqu’elles saisissent les compagnies d’assurance qui excluent ces risques.

Dans les faits, ces arnaques débutent le plus souvent par l’envoi d’un courriel, ou SMS anxiogène, usurpant le nom d’une entreprise ou d’un service public tel que Chronopost, EDF ou l’Assurance Maladie et prétextant un problème visant à pousser les proies à cliquer sur un lien soit pour débloquer un colis ou renouveler une nouvelle carte Vitale.
Pour récupérer des données personnelles, à savoir identifiants bancaires, adresse, date de naissance, l’introduction d’un logiciel malveillant dans le téléphone ou l’ordinateur de la victime est nécessaire.

Après avoir cliqué sur ce lien, le processus infernal est lancé. Les escrocs qui appellent au nom de la banque en invoquant une tentative de fraude, sont très convaincants, d’autant plus qu’ils parviennent à afficher le numéro de téléphone de l’établissement bancaire de leur victime.
Lorsque les paiements ou virements frauduleux sont validés, souvent grâce aux méthodes d’identification forte (codes confidentiels, reconnaissance empreinte digitale ou faciale qui ont été donnés ou actionnés par la victime), cette dernière a très peu de chance de récupérer son argent. Très rarement, si la banque est rapidement informé, le  » recall  » est une procédure instantanée qui permet le retour des fonds.
Mais les banques estiment dans la plupart des cas qu’il y a eu négligence.

Ces pratiques sont en progression. Le détournement des cartes bancaires est délaissé au profit de ces méthodes frauduleuses. En effet, la mise en place d’authentification renforcée pour les paiements sur internet oblige le consommateur à se connecter à sa banque pour valider une transaction. Les fraudeurs visent ainsi les utilisateurs.

En conclusion, l’UFC, outre cette mise en garde, est à l’écoute de ses adhérents lorsqu’ils sont victimes de ces escroqueries.
Il leur est conseillé dans tous les cas de déposer plainte auprès des commissariats ou gendarmerie.

Outre l’aspect pénal, pour obtenir réparation ou un geste commercial de la banque, il est recommandé dans le cadre d’une charte de médiation propre à chaque banque, d’adresser une demande écrite qui doit être transmise au service du siège qui traite ce type de fraudes.
Si la réponse est négative, le médiateur de la banque peut être saisi;

Quel que soit son avis qui peut ne pas être suivi par la banque, l’adhérent au regard du droit civil, peut saisir le Conciliateur de justice et si nécessaire le Tribunal de proximité ou le Tribunal Judiciaire dans le cadre d’une requête (jusqu’à 5000€) ou d’une assignation (au-delà de 5000€).

Les adhérents sont accompagnés dans ces démarches et conseillés jusqu’à la saisine des tribunaux.
Ces actions ont permis à plusieurs adhérents d’obtenir des remboursements en totalité ou partiellement grâce à la jurisprudence en la matière ou aux arguments insuffisants des banques;

A noter que la simple intervention par courrier de l’UFC a conduit dans plusieurs cas les banques à rembourser.

Christian MEDOUS, du service juridique de l’association de l’UFC Que Choisir de Toulouse ( arnaques et litiges en droit de la consommation);

 

 

 

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