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Mobilisation pour une région OCCITANIE sans perturbateurs endocriniens

Le mercredi 16 octobre 2019 l’Hôtel de la Région Espace Midi-Pyrénées a organisé une matinée d’information et de mobilisation pour une région Occitanie sans perturbateurs endocriniens.

A cette occasion le Président de la région représenté par Mr Michel Boussaton, Conseiller Régional délégué à la Santé, a signé la Charte « Villes et Territoires sans perturbateurs endocriniens  » avec Mr André Cicollela, Président du Réseau Environnement Santé et en présence de l’Agence Régionale de Santé Occitanie.

200 villes ont signé la Charte, dont la région Occitanie, deuxième région française à signer la charte d’engagement. Cela signifie que ces villes reconnaissent officiellement le problème des perturbateurs endocriniens et s’engagent à les réduire.

Mais c’est quoi un perturbateur endocrinien ?

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle qui dérèglent le fonctionnement hormonal des organismes vivants. Ils se retrouvent dans un grand nombre de produits de consommation courante (cosmétiques, alimentation, plastiques…) et dans différents milieux (air, eau, sol ). Ils impactent le fonctionnement de nos hormones, ce qui à terme peut provoquer des dysfonctionnements hormonaux et de graves problèmes de santé comme la puberté précoce, troubles psychiatriques chez l’enfant, autisme, hyper activité chez les enfants, infertilité …

Les signataires de la charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens » s’engagent :

  • à interdire l’usage des produits phytosanitaires et biocides
  • à réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens
  • à favoriser l’information
  • à mettre en place des critère d’éco conditionnalité
  • et à informer tous les citoyens

En Occitanie, outre la Ville de Toulouse, le conseil régional, Ramonville Saint Agne (31), Saint-Jean (31), Béziers (34), le Conseil Départemental du 81 et la ville du Séquestre l’ont signée.

La Région souhaite, à travers la signature de cette charte et en cohérence avec le nouveau modèle de développement qu’elle promeut, se mobiliser pour réduire l’exposition des citoyens et préserver leur santé et celles des générations futures.

Aussi, la charte, adoptée à l’unanimité lors de l’Assemblée Plénière du 28 mars dernier et qui a été officiellement signée mercredi 16 octobre, vise à limiter, dans un premier temps, puis à éliminer l’usage de produits contenant des perturbateurs endocriniens (phtalates, parabènes, etc). La charte encourage également la mise en œuvre de bonnes pratiques dans le quotidien afin de réduire le contact avec ces substances, notamment dans la cuisine et l’alimentation mais aussi dans l’air intérieur des habitations. Il faut protéger la population et les écosystèmes de l’exposition aux perturbateurs endocriniens.

L’UFC Que Choisir de Toulouse a été invité à cette réunion et s’associe pleinement à ce mouvement.

Depuis longtemps l’UFC Que Choisir tire le signal d’alarme grâce à ses experts indépendants qui décortiquent les marchés, analysent les nouvelles tendances de la consommation et mettent en lumière les abus. Lire par exemple l’article du dernier QUE CHOISIR (n° 585 page 66) sur le bio et le bio ultratransformé où force est de constaté que le logo AB  incorpore des aliments dont la fabrication implique des procédés industriels sans équivalent domestique, incorporant des ingrédients raffinés, des additifs et des arômes non indispensables.  Que Choisir conseille de préférer les produits bio bruts ou en tout cas le moins transformé possible.

L’UFC QUE Choisir met l’accent sur le rôle à jouer des consommateurs par ses choix de consommation. Il y a un risque réel d’industrialisation de l’agriculture bio et de continuer toujours et encore à produire moins cher car les attentes des consommateurs sont aussi contradictoires. D’un côté il est de plus en plus exigeant sur la qualité des aliments et d’un autre il n’accepte pas d’y mettre le prix.

La bataille pour ce changement  de modèle de développement sera long mais l’UFC Que Choisir s’y est attelé depuis le départ et continuera à être un centre d’observation de la société, indépendant et vigilant pour aider le consommateur à effectuer un choix éclairé grâce à la divulgation en continu de l’information.

Le correspondant UFC QUE Choisir de l’association locale de Toulouse

 

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